Le
reste du monde considère Rhodos comme un dépotoir
à ciel ouvert,
une zone sinitrée où nul de devrait aller. Par le fait
même, il
est incompréhensible que ses habitants veuillent y rester, ne
serait-ce qu’à cause de l’odeur pestilentielle qui
englobe la
totalité de l’Ile. Pourtant,
de nombreuses ressources (tant « humaines » que
matérielles) s’y retrouvent. Les Ratakats, loin
d’être de
simples charognards, forment un peuple solidaire dans leur isolement.
Bon nombre d’entre eux dispose d’une perception visuelle
hors
pair, doublée d’un vif sixième sens.
Note
géographique
Les
nombreux récifs entourant l’île de Rhodos ont nui
pendant
longtemps aux explorateurs et aux nations désireuses
d’explorer
l’île. Avec le temps, des routes maritimes ont
été découvertes
et certaines nations ont réussi à mettre pied à
terre sur l’île
de manière à échanger avec les Ratakats. Rares,
par contre, sont
les comptoirs commerciaux ouvert à l’année
longue : La
chaleur de l’été s’attaque d’autant
plus aux détritus et aux
amoncellements de matières quelconques que l’odeur devient
insupportable.
Avec
le temps, l’île a fini par être divisée en 3
zones principales.
-
Une infime partie a été accordée aux
« visiteurs »
désireux de faire des échanges avec les Ratakats de
Rhodos. Les
étrangers y sont assignés et doivent y rester.
D’ailleurs, le
port d’arrivée et de départ des marchandises
destinées au
commerce y est situé.
-
La plus grande partie de l’île est la zone des Ratakats et
de
leurs « richesses ». Aucune créature autre
que les
Hommes-Rats ne peut s’y aventurer sans y risquer sa vie.
-
Finalement, une petite zone est réservée au Grand Chef
Skreech et à
ses proches. On ne retrouve au sein de celle-ci que les plus belles
« trouvailles » de l’île, sa
« garde
personnelle » et sa (grande) famille.
Mentalité
générale
Les
Ratakats ne sont pas des fous ni des avares. Ce ne sont pas non plus
des voleurs à proprement parler. Il s’agit d’un
peuple
totalement dépourvu de tout depuis des centaines
d’années et qui
a finit par intégrer dans sa nature un principe de survie et
d’individualisme extrême.
La
géographie de l’île et ce qu’on y retrouve
fait en sorte que
les Ratakats vivent dans un manque continuel, que ce soit au niveau
des ressources de base, de l’équipement ou de la
nourriture. Les
Ratakats ont intégré dans leurs moeurs et leur nature
cette
obsession de ramasser tout ce qu’ils peuvent trouver et de le
cacher de manière à pouvoir s’en servir plus tard
et pour le
garder pour eux.
La
quasi-totalité du peuple des Ratakats passe donc la plus grande
partie de sa journée à errer sur le tas de débris
qui recouvre
l’île pour chercher un objet qu’il pourrait
réutiliser ou de la
nourriture...
Maître
du recyclage...
Cette
manie de tout ramasser fait en sorte que les Ratakats sont
passés
maîtres dans l’art du recyclage. En fait, ils trouvent une
utilité
à presque tout ce qu’ils ramassent. Il n’est pas
rare, lorsque
de nouveaux bateaux de marchandises arrivent, que de nombreux
Ratakats ne faisant pas partie de la classe marchande tentent tout de
même de marchander leurs « trouvailles » ou
leurs
« innovations » (comprendre : Un vieil objet
qu’on
a modifié pour lui donner une nouvelle fonction).
Malgré
le tas de vieilleries que l’on tente de leur échanger, il
arrive
que des marchands découvrent de nouvelles
« inventions »
tout à fait intéressantes... Du moins, de leur point de
vue!
Certains Hobbits viennent donc régulièrement de Sarbasie
pour
converser avec des Ratakats dans le but de mettre la main sur une
« perle rare » en échange, notamment, de
réserves
alimentaires. Ces expéditions
« marchandes » ne durent
toutefois habituellement que quelques jours, puisque les Hobbits ont
habituellement très hâte de retourner chez eux où
leurs demeures
sont confortables et bien moins malodorantes!
La
classe « marchande » : Une guerre continuelle
Le
marché et le nombre de commerçants avec qui ils peuvent
faire
affaire étant très limités, les Ratakats qui
participent à la
class marchande se montrent très territoriaux et très
prompts à
l'agression quand vient le temps de défendre leurs "acquis".
La
lutte est féroce et les commerçants le font bien sentir.
D'ailleurs, pour ceux qui osent s'aventurer sur l'île de Rhodos,
les
profits sont généreux lorsqu'on arrive à
établir un commerce. Le
plus difficile consiste généralement à se faire
accepter des
autres marchands... De nombreuses rumeurs circulent en effet voulant
que les navires des "indésirables" soient coulés à
vue
par les marchands déjà présents... Il faut donc
s'y faire sa
place, à la sueur de son front et parfois à la poudre de
ses
canons!
Loi non-écrite:
Tu passes, on prend ton stock. Tu prends, on te tue.
Dans
cette cacophonie d'acquisition matérielle, les Ratakats
démontrent
une grande solidarité interne par rapport à
l'Étranger. Dans le
contexte où les ressources sont rares, un incroyable esprit de
survie et de cohésion peut parfois se faire sentir. Il ne faut
donc
pas se surprendre que l'île soit aussi peuplée... et que
cette race
soit aussi peu nombreuse à l'extérieur de son territoire!
Guerre
contre les Ulins
Héréditairement
parlant, les Ulins et les Ratakats ont toujours été deux
races se
chassant hors de leur territoire. Qui plus est, ces tensions se sont
envenimées avec le développement de leur civilisation
respective,
alors même que l'instinct laissait place à la raison et
aux
comportements réfléchis.
Toutefois,
les habitants de l'une et l'autre des îles ont vite compris qu'il
valait mieux que la guerre ne se concrétise pas physiquement,
l'un
et l'autre ayant trop (et trop peu) à perdre. Le monde est donc
aux
prises avec 2 nations qui se détestent, mais qui savent qu'ils
ne
peuvent faire quoique ce soit... Ce qui empire les choses!
Quelques
aspects communs de la culture ratakat
La
survie et l'individualisme relatif
La
survie est omniprésent dans la culture de cette race. Chaque
individu se doit de veiller d'abord à sa survie, puis à
celle de sa
race. Cela explique la propension à l'individualisme des
Ratakats
tout autant qu'à leur mode de reproduction, où les liens
filiaux
n'existent pas réellement. Chaque individu doit d'abord
survivre.
Toutefois, si les membres de sa tribu disparaissent, la
sécurité
même de l'individu peut être remise en question. Un certain
équilibre se doit donc d'être préservé.
Techniquement,
la loi de Darwin s'applique très bien à ces gens: les
plus forts
survivent et les plus faibles meurent. C'est ce qui arrive avec les
membres d'une même portée puisqu'ils sont laissés
à eux-mêmes
dès qu'ils sont sevrés: c'est à eux à
subvenir à leurs besoins
par la méthode de leur choix. Dans le même sens, les
femelles sont
principalement là pour que la race survive, mais bien peu
d'attention leur est accordé mis à part ce fait.
Laissées à
elles-mêmes, elles sont généralement plus
futées et habiles que
les mâles pour se débrouiller et survivre dans les pires
conditions. La notion de famille n'existe donc pas. En outre, c'est
généralement par l'odeur que les membres d'une même
tribu peuvent
s'identifier.
Salutation
La
salutation chez les Ratakats, quoique d'une simplicité
déconcertante, est d'une grande importance. D'aucun se souvient
avoir vu des combats entre deux individus de cette race pour un
simple manquement à l'étiquette.
Ainsi,
lorsque deux Ratakats se croisent, la salutation est de mise.
Silencieuse, elle respose simplement sur un geste visible des deux
individus. Celui qui est hiérarchiquement supérieur se
doit de
présenter les mains ouvertes, paumes vers le bas, les bras
tendus
vers le sol légèrement écarté du corps
(dans un angle d'une
trentaine de degrés). Son inférieur se doit de faire de
même,
cette fois main vers le haut. Dans les deux cas, l'un et l'autre se
présentent clairement les mains vides de tout objet, ce qui
assure
(du moins temporairement) la sécurité de ceux qui
respectent
l'étiquette.
La
notion de propriété
Le
principe de possession existe sur Rhodos, bien qu'il soit
différent
de celui du continent et de Thalos. En fait, chez les Ratakats,
chacun possède ce qu'il peut garder sur soi ou dans sa demeure
tant
et aussi longtemps qu'il peut le garder. Le vol n'existe donc pas
réellement, puisqu'il s'agit simplement du fait qu'un autre a su
prendre ce qu'on ne pouvait garder.
Cela
n'implique pas que les Ratakats prennent tout ce qu'ils
désirent: si
le propriétaire est présent et semble accorder ne
serait-ce qu'un
semblant d'intérêt à un bien, il n'est pas
approprié de s'en
emparer. Cependant, s'il part et s'éloigne en le laissant sur
place,
c'est qu'il n'en a plus besoin, n'en veut plus ou n'y accorde pas
d'intérêt. Cet objet abandonné devient alors
"disponible".
Il
est aussi important de comprendre que, contrairement à ce que
les
continentaux croient, les Ratakats ne sont pas des voleurs ou des
"ramasseurs" invétérés pour tout et n'importe
quoi. En
réalité, un Ratakat ne s'appropriera que les objets qui
lui
semblent intéressants ou importants, pour sa survie actuelle ou
future. Il ne ramassera donc pas tout ce qui traîne seulement
pour
l'avoir. Toutefois, si le bien disponible peut avoir une valeur en
troc, l'énergie et l'espace utilisé pour le conserver sur
soi ne
serait-ce que temporairement pourrait valoir la peine. Il y a donc un
calcul coût-avantage chaque fois.
Finalement,
compte tenu de la rareté relative de possessions pour chaque
individu, il est rare que des objets soient donnés librement,
particulièrement la nourriture qui est un moyen de survie
immédiat.
Cet événement, puisqu'il s'agit bien d'une situation
exceptionnelle, est donc rare et d'une très grande
signification:
comme la survie est la clé de la vie, les relations entre
Ratakats
sont généralement au mieux
éphémères. Toutefois, certaines
relations sont plus stables et aboutissent en une grande confiance.
Dans ce cas, il peut arriver qu'un Ratakat souhaite la survie d'un
autre, moment où il pourrait offrir un bien à cet "ami".
Un don / cadeau est donc un signe important d'opulence et
d'amitié,
rares au sein de cette race.
Le
"Saolih tah" (le destin)
La
race des Ratakats est absolument fataliste. Chaque individu a sa
place au sein de la société, mais la place de chacun et
son rôle
ont toujours été déterminés par des
instances autres. Laquelle ou
lesquelles? Nul ne saurait le dire puisque bien peu de continentaux
ont eu l'occasion d'entretenir une relation suffisamment intime avec
un Ratakat pour que ce sujet ait été abordé.
Ce
fatalisme n'implique cependant pas une stagnation sociale, bien au
contraire. Si chacun est destiné à une position
spécifique,
celle-ci n'est pas définie par la naissance d'un individu.
Chacunse
doit donc de trouver sa place par la douceur, la ruse, la force ou
tout autre moyen légitime pour y accéder.
La
mort
Elle
fait partie du "Saolih tah" (le destin). Il s'agit donc
d'un événement normal dans le cycle de la vie. Toutefois,
elle est
en même temps une abbération qui met fin à la vie
et s'attaque
donc au principe même de la survie des Ratakats. Elle est donc
crainte par l'ensemble des membres de cette race puisque pratiquement
toutes les actions d'une vie a pour objectif de la repousser.
Relations
tribales
Chaque
tribu veut voir à sa survie et cherchera à s'accaparer
les
ressources des autres. Par contre, s'il y avait une guerre entre deux
tribus, il s'agirait d'un événement d'envergure,
potentiellement
apocalyptique, puisque tous les membres de l'une et l'autre des
tribus participeraient à l'offensive/défensive. Le
résultat serait
désastreux pour tous puisque de très nombreuses vies
seraient
perdues, affaiblissant du même coup la race et mettant en danger
la
survie de cette dernière. L'île de Rhodos est donc, contre
toute
attente, incroyablement calme en terme d'hostilité de groupe.
Individuellement, par contre, il s'agit d'une autre histoire!
Bref historique
-3182 :
Une secte secrète de Gens-rats fait appel à la
déesse Gabrielle pour les libérer de leur esclavage et
punir leurs maîtres. Quelques mois plus tard, une
prophétie, confirmée par plusieurs oracles, annonce la
mort prochaine de tous les Gens-chats du continent. Nombre
d’entre eux, sous la gouverne d’un chef de tribu
charismatique appelé Thalos, émigrent en masse vers
l’île qui fut baptisé du même nom pour
échapper à leur sort. Ils amènent avec eux
plusieurs esclaves Gens-rats.
-3179 :
Trois ans jour pour jour après l’annonce de la
prophétie, une épidémie de la maladie de la
paralysie décime la population de Gens-chats et de
Gens-rats sur le continent. Le fait que la maladie
ait aussi touché les Ratakats n’avait pas
été prévu par ceux-ci. Il ne reste que quelques
individus des deux espèces, pas assez nombreux pour faire
renaître les deux races. Par contre, ceux de l’île de
Thalos ne sont pas touchés. À peine acquièrent-ils
une paralysie induite lorsqu’on leur tire la queue.
-3150 (approx.) :
Les Gens-chats, avec les Gens-rats comme esclaves,
développèrent à
partir de presque rien (et sans contact avec le continent) leur
première société organisée sur
l’île de Thalos.
-1122 :
Des Gens-rats esclaves se révoltèrent contre les
Gens-chats et émigrèrent en masse de Thalos vers Rhodos.
-1122 à maintenant :
Plusieurs petites guerres (environ une par 25-50 ans) entre les
Gens-chats et les Gens-rats.
648
:
Une expédition Renoiso-Savoisienne découvre
l’île de Thalos, puis l’île de Rhodos. Premiers
contacts avec les Gens-chats et les Gens-rats depuis le premier
âge.
|