Rhodos

Description générale de Rhodos

L'île de Rhodos est un véritable dépotoir à ciel ouvert sur presque toute sa superficie. Le sol en est partout jonché de détritus et la puanteur qui s'en dégage peut parfois se sentir jusqu'à l'île voisine de Thalos. Les Gens-Rats, qui l'habitent sont responsables de cet état de fait. Ils sont aussi en guerre perpétuelle avec les Gens-Chats, ou Ulins, qui habitent Thalos. Ils aimeraient bien pouvoir conquérir cette île pour étendre leur territoire, devenu trop pauvre, depuis qu'ils y ont causé un désastre écologique.


Capitale: Rhodalos
Dirigeant: Grand Chef Skreech
Politique: Tribal, chaque tribu est dirigée par un chef qui répond et obéit au Grand Chef Skreech.

L'île de Rhodos est entourée de la Grande Mer et se trouve près de l'île de Thalos, à l'est

Population: 3 940 000

Le reste du monde considère Rhodos comme un dépotoir à ciel ouvert, une zone sinitrée où nul de devrait aller. Par le fait même, il est incompréhensible que ses habitants veuillent y rester, ne serait-ce qu’à cause de l’odeur pestilentielle qui englobe la totalité de l’Ile. Pourtant, de nombreuses ressources (tant « humaines » que matérielles) s’y retrouvent. Les Ratakats, loin d’être de simples charognards, forment un peuple solidaire dans leur isolement. Bon nombre d’entre eux dispose d’une perception visuelle hors pair, doublée d’un vif sixième sens.


Note géographique

Les nombreux récifs entourant l’île de Rhodos ont nui pendant longtemps aux explorateurs et aux nations désireuses d’explorer l’île. Avec le temps, des routes maritimes ont été découvertes et certaines nations ont réussi à mettre pied à terre sur l’île de manière à échanger avec les Ratakats. Rares, par contre, sont les comptoirs commerciaux ouvert à l’année longue : La chaleur de l’été s’attaque d’autant plus aux détritus et aux amoncellements de matières quelconques que l’odeur devient insupportable.

Avec le temps, l’île a fini par être divisée en 3 zones principales.

- Une infime partie a été accordée aux « visiteurs » désireux de faire des échanges avec les Ratakats de Rhodos. Les étrangers y sont assignés et doivent y rester. D’ailleurs, le port d’arrivée et de départ des marchandises destinées au commerce y est situé.

- La plus grande partie de l’île est la zone des Ratakats et de leurs « richesses ». Aucune créature autre que les Hommes-Rats ne peut s’y aventurer sans y risquer sa vie.

- Finalement, une petite zone est réservée au Grand Chef Skreech et à ses proches. On ne retrouve au sein de celle-ci que les plus belles « trouvailles » de l’île, sa « garde personnelle » et sa (grande) famille.


Mentalité générale

Les Ratakats ne sont pas des fous ni des avares. Ce ne sont pas non plus des voleurs à proprement parler. Il s’agit d’un peuple totalement dépourvu de tout depuis des centaines d’années et qui a finit par intégrer dans sa nature un principe de survie et d’individualisme extrême.

La géographie de l’île et ce qu’on y retrouve fait en sorte que les Ratakats vivent dans un manque continuel, que ce soit au niveau des ressources de base, de l’équipement ou de la nourriture. Les Ratakats ont intégré dans leurs moeurs et leur nature cette obsession de ramasser tout ce qu’ils peuvent trouver et de le cacher de manière à pouvoir s’en servir plus tard et pour le garder pour eux.

La quasi-totalité du peuple des Ratakats passe donc la plus grande partie de sa journée à errer sur le tas de débris qui recouvre l’île pour chercher un objet qu’il pourrait réutiliser ou de la nourriture...


Maître du recyclage...

Cette manie de tout ramasser fait en sorte que les Ratakats sont passés maîtres dans l’art du recyclage. En fait, ils trouvent une utilité à presque tout ce qu’ils ramassent. Il n’est pas rare, lorsque de nouveaux bateaux de marchandises arrivent, que de nombreux Ratakats ne faisant pas partie de la classe marchande tentent tout de même de marchander leurs « trouvailles » ou leurs « innovations » (comprendre : Un vieil objet qu’on a modifié pour lui donner une nouvelle fonction).

Malgré le tas de vieilleries que l’on tente de leur échanger, il arrive que des marchands découvrent de nouvelles « inventions » tout à fait intéressantes... Du moins, de leur point de vue! Certains Hobbits viennent donc régulièrement de Sarbasie pour converser avec des Ratakats dans le but de mettre la main sur une « perle rare » en échange, notamment, de réserves alimentaires. Ces expéditions « marchandes » ne durent toutefois habituellement que quelques jours, puisque les Hobbits ont habituellement très hâte de retourner chez eux où leurs demeures sont confortables et bien moins malodorantes!


La classe « marchande » : Une guerre continuelle

Le marché et le nombre de commerçants avec qui ils peuvent faire affaire étant très limités, les Ratakats qui participent à la class marchande se montrent très territoriaux et très prompts à l'agression quand vient le temps de défendre leurs "acquis".

La lutte est féroce et les commerçants le font bien sentir. D'ailleurs, pour ceux qui osent s'aventurer sur l'île de Rhodos, les profits sont généreux lorsqu'on arrive à établir un commerce. Le plus difficile consiste généralement à se faire accepter des autres marchands... De nombreuses rumeurs circulent en effet voulant que les navires des "indésirables" soient coulés à vue par les marchands déjà présents... Il faut donc s'y faire sa place, à la sueur de son front et parfois à la poudre de ses canons!


Loi non-écrite: Tu passes, on prend ton stock. Tu prends, on te tue.

Dans cette cacophonie d'acquisition matérielle, les Ratakats démontrent une grande solidarité interne par rapport à l'Étranger. Dans le contexte où les ressources sont rares, un incroyable esprit de survie et de cohésion peut parfois se faire sentir. Il ne faut donc pas se surprendre que l'île soit aussi peuplée... et que cette race soit aussi peu nombreuse à l'extérieur de son territoire!


Guerre contre les Ulins

Héréditairement parlant, les Ulins et les Ratakats ont toujours été deux races se chassant hors de leur territoire. Qui plus est, ces tensions se sont envenimées avec le développement de leur civilisation respective, alors même que l'instinct laissait place à la raison et aux comportements réfléchis.

Toutefois, les habitants de l'une et l'autre des îles ont vite compris qu'il valait mieux que la guerre ne se concrétise pas physiquement, l'un et l'autre ayant trop (et trop peu) à perdre. Le monde est donc aux prises avec 2 nations qui se détestent, mais qui savent qu'ils ne peuvent faire quoique ce soit... Ce qui empire les choses!


Quelques aspects communs de la culture ratakat

La survie et l'individualisme relatif

La survie est omniprésent dans la culture de cette race. Chaque individu se doit de veiller d'abord à sa survie, puis à celle de sa race. Cela explique la propension à l'individualisme des Ratakats tout autant qu'à leur mode de reproduction, où les liens filiaux n'existent pas réellement. Chaque individu doit d'abord survivre. Toutefois, si les membres de sa tribu disparaissent, la sécurité même de l'individu peut être remise en question. Un certain équilibre se doit donc d'être préservé.

Techniquement, la loi de Darwin s'applique très bien à ces gens: les plus forts survivent et les plus faibles meurent. C'est ce qui arrive avec les membres d'une même portée puisqu'ils sont laissés à eux-mêmes dès qu'ils sont sevrés: c'est à eux à subvenir à leurs besoins par la méthode de leur choix. Dans le même sens, les femelles sont principalement là pour que la race survive, mais bien peu d'attention leur est accordé mis à part ce fait. Laissées à elles-mêmes, elles sont généralement plus futées et habiles que les mâles pour se débrouiller et survivre dans les pires conditions. La notion de famille n'existe donc pas. En outre, c'est généralement par l'odeur que les membres d'une même tribu peuvent s'identifier.


Salutation

La salutation chez les Ratakats, quoique d'une simplicité déconcertante, est d'une grande importance. D'aucun se souvient avoir vu des combats entre deux individus de cette race pour un simple manquement à l'étiquette.

Ainsi, lorsque deux Ratakats se croisent, la salutation est de mise. Silencieuse, elle respose simplement sur un geste visible des deux individus. Celui qui est hiérarchiquement supérieur se doit de présenter les mains ouvertes, paumes vers le bas, les bras tendus vers le sol légèrement écarté du corps (dans un angle d'une trentaine de degrés). Son inférieur se doit de faire de même, cette fois main vers le haut. Dans les deux cas, l'un et l'autre se présentent clairement les mains vides de tout objet, ce qui assure (du moins temporairement) la sécurité de ceux qui respectent l'étiquette.


La notion de propriété

Le principe de possession existe sur Rhodos, bien qu'il soit différent de celui du continent et de Thalos. En fait, chez les Ratakats, chacun possède ce qu'il peut garder sur soi ou dans sa demeure tant et aussi longtemps qu'il peut le garder. Le vol n'existe donc pas réellement, puisqu'il s'agit simplement du fait qu'un autre a su prendre ce qu'on ne pouvait garder.

Cela n'implique pas que les Ratakats prennent tout ce qu'ils désirent: si le propriétaire est présent et semble accorder ne serait-ce qu'un semblant d'intérêt à un bien, il n'est pas approprié de s'en emparer. Cependant, s'il part et s'éloigne en le laissant sur place, c'est qu'il n'en a plus besoin, n'en veut plus ou n'y accorde pas d'intérêt. Cet objet abandonné devient alors "disponible".

Il est aussi important de comprendre que, contrairement à ce que les continentaux croient, les Ratakats ne sont pas des voleurs ou des "ramasseurs" invétérés pour tout et n'importe quoi. En réalité, un Ratakat ne s'appropriera que les objets qui lui semblent intéressants ou importants, pour sa survie actuelle ou future. Il ne ramassera donc pas tout ce qui traîne seulement pour l'avoir. Toutefois, si le bien disponible peut avoir une valeur en troc, l'énergie et l'espace utilisé pour le conserver sur soi ne serait-ce que temporairement pourrait valoir la peine. Il y a donc un calcul coût-avantage chaque fois.

Finalement, compte tenu de la rareté relative de possessions pour chaque individu, il est rare que des objets soient donnés librement, particulièrement la nourriture qui est un moyen de survie immédiat. Cet événement, puisqu'il s'agit bien d'une situation exceptionnelle, est donc rare et d'une très grande signification: comme la survie est la clé de la vie, les relations entre Ratakats sont généralement au mieux éphémères. Toutefois, certaines relations sont plus stables et aboutissent en une grande confiance. Dans ce cas, il peut arriver qu'un Ratakat souhaite la survie d'un autre, moment où il pourrait offrir un bien à cet "ami". Un don / cadeau est donc un signe important d'opulence et d'amitié, rares au sein de cette race.


Le "Saolih tah" (le destin)

La race des Ratakats est absolument fataliste. Chaque individu a sa place au sein de la société, mais la place de chacun et son rôle ont toujours été déterminés par des instances autres. Laquelle ou lesquelles? Nul ne saurait le dire puisque bien peu de continentaux ont eu l'occasion d'entretenir une relation suffisamment intime avec un Ratakat pour que ce sujet ait été abordé.

Ce fatalisme n'implique cependant pas une stagnation sociale, bien au contraire. Si chacun est destiné à une position spécifique, celle-ci n'est pas définie par la naissance d'un individu. Chacunse doit donc de trouver sa place par la douceur, la ruse, la force ou tout autre moyen légitime pour y accéder.


La mort

Elle fait partie du "Saolih tah" (le destin). Il s'agit donc d'un événement normal dans le cycle de la vie. Toutefois, elle est en même temps une abbération qui met fin à la vie et s'attaque donc au principe même de la survie des Ratakats. Elle est donc crainte par l'ensemble des membres de cette race puisque pratiquement toutes les actions d'une vie a pour objectif de la repousser.


Relations tribales

Chaque tribu veut voir à sa survie et cherchera à s'accaparer les ressources des autres. Par contre, s'il y avait une guerre entre deux tribus, il s'agirait d'un événement d'envergure, potentiellement apocalyptique, puisque tous les membres de l'une et l'autre des tribus participeraient à l'offensive/défensive. Le résultat serait désastreux pour tous puisque de très nombreuses vies seraient perdues, affaiblissant du même coup la race et mettant en danger la survie de cette dernière. L'île de Rhodos est donc, contre toute attente, incroyablement calme en terme d'hostilité de groupe. Individuellement, par contre, il s'agit d'une autre histoire!



   Bref historique

 -3182 : Une secte secrète de Gens-rats fait appel à la déesse Gabrielle pour les libérer de leur esclavage et punir leurs maîtres. Quelques mois plus tard, une prophétie, confirmée par plusieurs oracles, annonce la mort prochaine de tous les Gens-chats du continent. Nombre d’entre eux, sous la gouverne d’un chef de tribu charismatique appelé Thalos, émigrent en masse vers l’île qui fut baptisé du même nom pour échapper à leur sort. Ils amènent avec eux plusieurs esclaves Gens-rats.

 -3179 : Trois ans jour pour jour après l’annonce de la prophétie, une épidémie de la maladie de la paralysie décime la population de Gens-chats et de     Gens-rats sur le continent. Le fait que la maladie ait aussi touché les Ratakats n’avait pas été prévu par ceux-ci. Il ne reste que quelques individus des deux espèces, pas assez nombreux pour faire renaître les deux races. Par contre, ceux de l’île de Thalos ne sont pas touchés. À peine acquièrent-ils une paralysie induite lorsqu’on leur tire la queue.

        -3150 (approx.) : Les Gens-chats, avec les Gens-rats comme esclaves, développèrent à partir de presque rien (et sans contact avec le continent) leur première société organisée sur l’île de Thalos.

        -1122 : Des Gens-rats esclaves se révoltèrent contre les Gens-chats et émigrèrent en masse de Thalos vers Rhodos.

        -1122 à maintenant : Plusieurs petites guerres (environ une par 25-50 ans) entre les Gens-chats et les Gens-rats.

     
        648 : Une expédition Renoiso-Savoisienne découvre l’île de Thalos, puis l’île de Rhodos. Premiers contacts avec les Gens-chats et les Gens-rats depuis le premier âge.


Races principales

Ratakats 80%
Ulins 5%
Humains 2%
Elfes 1%
Gobelins 1%
Gnomes 1%
Hommes-Lézards 1%
Trolls, géants et ogres 1%
Autres 8%

Religions pratiquées

Gabrielle 19%
Zircon 18%
Chaos 17%
Fangor 15%
Platax 10%
Ramshak 8%
Terra 5%
Faunes 2%
Humius 2%
Maramis 2%
Korhandor 1%
Muses 1%
Mirmidia 0%
Mort 0%
Valten 0%

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