Thalos

Description générale de Thalos

L'île de Thalos est la patrie des Ulins, ou Gens-Chats. Ceux-ci sont en guerre constante avec les Gens-Rats (Ratakas), qui vivent sur l'île voisine de Rhodos. Moins nombreux, les Gens-Chats sont cependant plus organisés et mieux entrainés, de sorte qu'un précaire équilibre est maintenu entre les deux nations depuis des siècles. L'île elle même renferme plusieurs cités luxueuses, de grandes plaines où s'ébattent des troupeaux d'herbivores, ainsi que des forêts où se cachent plusieurs autres animaux, de même que quelque camps rebelles de Gens-Rats. Tout cela procure aux Ulins un territoire de chasse idéal.

Capitale: Azur
Dirigeant: Pasha Sasha
Politique: Monarchie

Thalos est une île située dans la Grande Mer, près de l'île de Rhodos

Population: 2 050 000


Les Ulins vivant sur l’île de Thalos ont évolué en vase clos. Depuis deux ou trois milliers d’années, ils sont isolés du reste du monde par une mer qui leur est hostile. Rares sont les Thalossiens qui quittent leur île, et généralement, c’est à contre-coeur qu’ils le font. Cette situation fait en sorte que leurs traditions, leurs mentalités, leur vision des choses, sont compl`tements différents de ce qu’on retrouve chez les peuples dits continentaux.


La géographie

D’abord, il faut savoir que l’île de Thalos compte quatre grandes régions distinctes. Bien qu’il soit facile de distinguer les Thalossines en fonction de leur apparence et de leur accent, ils ont tous des traditions similaires.

Au sud, il y a Tir-na-Peloh, consitutée principalement d’une longue chaîne de montagnes. Les habitations sont creusées à même la pierre des montagnes. Les Ulins qui y vivent revêtent généralement un pelage plus tigré ou taché. Leur accent est difficile à décrire, qui plus-est, ce sont les moins bavares des Ulins. Leur queue est plus musclée que celle des autres Ulins, et leurs griffes sont moins affilées, mais plus solides, car ils s’en servent pour s’aggripper à la pierre lorsqu’ils chassent.

À l’ouest, il y a Tir-na-Coil, soit une énorme forêt. On dit par là que les arbres, immenses, sont millénaires. Les habitants ont construit leurs habitations dans ces arbres, parfois en hauteur, parfois à même le tronc ou entre les racines des arbres. Les Ulins qui y vivent revêtent généralement un pelage qui rappelle les chats de compagnie : gris, blanc, noir, roux ou un amalgame de noir, de blanc et de brun. Ils ont tendance à rouleur les R et à sur-prononcer les H.

À l’est, Tir-na-Harh, où il y a des champs à perte de vue. Les habitants vivent dans des huttes creusées dans le sol, seuls les toits de terrecuite et de paille sortent de la terre. Les Ulins qui proviennent de cette région ressemblent généralement plus à des lions, ou à des panthères beiges ou noires. Ils ont tendance à “chochoter”. Ce sont les coureurs les plus rapides et les plus endurants de Thalos.

Et au nord, il y a une toute petite région appelée Prowrh, soit la région de la capitale. Les Ulins qui y vivent sont plus exposés au commerce, car l’unique port s’y trouve. Il n’y a pas de physique typique de cet endroit, car personne ne provient réellement de là. De plus, les Ulins qui y vivent depuis qu’ils sont enfants n’ont pas d’accent particulier. La ville d’Azur, la capitale, est constituée d’immenses constructions, principalement des temples et des palais, aux toits en dômes. Les habitants ne vivent généralement pas dans l’enceinte de la ville, ils préfèrent la périphérie. Exception faite des nobles, qui vivent dans des palais, des étrangers, qui vivent dans certains quartiers résidentiels, des diplomates, qui vient dans d’autres quartiers aménagés pour eux en fonction de leur provenance, et de certains commerçants.

La mentalité générale

Le peuple ulin est un peuple très fier. L’instinct du chasseur est très fort chez tous les Thalossiens, même chez ceux qui ne sont pas disciples d’Humius (qui reste la religion dominante). Leur vocabulaire, leurs traditions, leurs habitudes, leur vision des choses, sont principalement dérivés de cet instinct de chasseur qui est si présent chez eux.

Les Thalossiens sont organisés en groupes communautaires, ou “communes”, où tous les membres font preuve d’une loyauté sans limite – la confiance et la solidarité règnent entre les membres d’une même commune. Toutefois, les étrangers ne reçoivent pas aisément cette confiance – pour qu’un Thalossien vous apprécie, il faut d’abord que vous méritiez sa confiance, ce qui n’est pas chose facile. C’est principalement pour cette raison que les Ulins semblent si hautains et distants devant des étrangers.

L’esprit de commune va encore plus loin que la simple loyauté. Les Ulins n’ont pas le sens de la propriété comme nous, continentaux, l’entendons. Leur langue ne comprend aucun possessif pour les êtres vivants. On dira “ma proie” ou “mon sac”, mais jamais “ma mère” ou “mon ami”. On dira plutôt le nom de la personne, ou encore “la mère avec moi” ou “l’ami avec moi”. La grande majorité des ulins sont polygammes, leurs partenaires sont appelés “concubins”, et les relations ne sont jamais considérées exclusives. Même si certains Ulins préfèrent rester toute leur vie avec le même concubin, ce n’est pas le cas de la majorité. Le mariage est un concept qui leur est inconnu – bien que certaines cérémonies permettent d’unir certains membres importants de deux communautés différentes. La paternité des enfants n’est pas toujours évidente, mais les Thalossiens ne se préoccupent pas de ce genre de détails : les enfants de la communauté sont élevés par la communauté, et non exclusivement par leurs partents directs.

Traditionnellement, lorsque les enfants atteignent l’âge de la chasse, soit environ quatre ans, ils sont pris en charge par un maître-chasseur qui leur enseigne les valeurs et les traditions de leur peuple. L’enfant reçoit ensuite son nom complet, formé de son prénom (donné à la naissance), le nom de son maître-chasseur, ou mentor, et le nom de sa communauté. Il doit ensuite changer de mentor pour apprendre un métier, ou encore rester avec le même pour se perfectionner dans la chasse et dans les traditions thalossiennes, et devenir à son tour maître-chasseur.

Bien que les Thalossiens se soient parfaitement adaptés à leur environnement, soit en se fondant dans leur décor, il n’en demeure pas moins que leur société est très évoluée. Ils chassent tous, mais les chasseurs sont également des magiciens, des artistes, des guerriers, des prêtres, des enseignants, des forgerons, etc. Il ne faut pas croire que parce qu’on vit dans une hutte, qu’on est inculte. Au contraire. Les Ulins sont des être rafinés qui n’acceptent pas n’importe quelle nourriture, par exemple. Rares sont les Ulins qui prennent tout au premier degré.


Traditions

La chasse

La tradition la plus importante des Thalossiens est la chasse. Avec les années, l’instinct du chasseur n’est plus celui qu’il était à l’aube de cette race, mais les traditions de ces êtres maintiennent en vie les éléments principaux de cet instinct.

D’abord, les Thalossiens chassent sans arme (surtout sans projectiles), car pour eux, la proie doit pouvoir se défendre, sinon, le chasseur n’a aucun honneur à chasser et ne montre aucun respect envers sa proie. Ensuite, ils ne mangent jamais les abbats. Ceux qui prient Humius les offrent à leur Dieu, les autres les enterrent avec les os en signe de respect pour la proie.

Chaque année, les Thalossiens effectuent des cérémonies en mémoire des chasseurs tués par leur proie et des proies qui sont devenues légendaires. Les cérémonies sont clôturées par un festin qui dure une semaine.


La pêche

Les Thalossiens voient la pêche comme une autre forme de chasse. Ils peuvent rester immobiles sur le bord de l’eau pendant des heures en attendant le bon moment pour embrocher un poisson sur leurs griffes. Tout bon Thalossien apprend à pêcher dès qu’il a attrappé sa première proie terrestre.

La mort

Les Thalossiens voient la mort comme la liberté suprême, mais comme la fin de la chasse et comme l’abandon de leur communauté. On dispose des corps des défunts de différentes manières selon la région où on se trouve : certains incinèrent le corps et dispersent les cendres aux vents, pour simboliser la liberté, alors que d’autres enterrent le corps entier dans une hutte de la commune pour indiquer que le défunt n’est pas oublié des vivants. Comme sur le continent, les rites diffèrent grandement d’un endroit à l’autre.


Le catféar

Les Ulins de partout dans le monde sont très friands d’une herbe appelée catféar. Sur Thalos, cette herbe possède une signification qui transcende le simple plaisir. D’abord, il en coûte à l’Ulin de partager son catféar, ce qui fait que si un Ulin vous en offre, il vous offre du même coup sa confiance. On ne demande pas du catféar – mais si on vous en offre, sachez qu’on vient de vous prouver qu’on a entièrement confiance en vous, et qu’on vous sera loyal.

Mention particulière : si la personne qui vous offre le catféar est de sexe opposé, il peut s’agir d’une avance, comme il peut s’agir simplement d’une marque de confiance. Pour le savoir, approchez votre pouce de son front (ne vous en faites pas, il ou elle s’y attend). Si cette personne détourne la tête, il s’agit d’une simple marque de confiance, alors que si elle vous laisse toucher son front, il s’agit d’une avance. Vous êtres libre d’y répondre ou non.


La courtisannerie

Le flirt chez les Thalossiens est un rituel en soi. Évidemment, il y a le catféar, mais ce n’est pas le moyen privilégié pour courtiser, puisque l’offre de catféar comporte une dimension de confiance qui est souvent démesurée par rapport à la simple envie d’intimité avec une personne du sexe opposé.

D’abord, la Thalossienne ne regardera pas les hommes qui lui plaient dans les yeux. Elle fuira instinctivement leur regard, comme une proie qui tente de se dérober de son prédateur – tout ça dans le but d’éveiller l’instinct du chasseur. Elle donne ainsi la permission au Thalossien de la courtiser. Pour sa part, le Thalossien ira capturer son regard en lui prenant le menton, comme pour la forcer à le regarder dans les yeux. Si elle sourit, puis frotte sa joue sur la main qui lui a levé le menton, c’est qu’elle répond à l’avance. Si elle s’éloigne, c’est qu’elle a changé d’avis, ou simplement qu’elle n’est pas vraiment intéressée. Les unions n’étant généralement pas exclusives, le temps de courtisannerie est normalement bref.


La justice

Pour un Thalossien, le pire des crimes n’est pas le meurtre, mais bien le bris de confiance, ou la contrainte. Un Thalossien qui trahit les siens ne pourra que très difficilement obtenir un pardon. Le crime suprême, c’est celui de prendre intentionnellement la queue d’un autre Ulin – car certains d’entre-eux paralysent lorsqu’on leur tient la queue, ce qui signifie qu’ils perdent la totalité de leur liberté.

Le pire des châtiments n’est pas la mort (qui est synonyme de liberté), mais l’exil, ou la perte de sa communauté. Les Thalossiens qui désirent qu’on leur pardonne une offense doivent se soumettre à un rituel d’humiliation, appelé amende d’honneur,

Fait intéressant, lorsqu’un Thalossien subit un affront, sa réaction est automatiquement de tourner le dos à la personne qui l’a insulté. Il ne lui adressera jamais plus la parole. Si l’insolent désire à nouveau communiquer avec l’insulté (ou avec la communauté complète), il doit passer par une tierce partie, un médiateur (appelé méan), qui sera chargé de s’enquérir auprès de l’insulté du rituel d’humiliation par lequel il faudra passer pour rétablir la communication, s’il y a lieu.


Bref historique            


         -3182: Une secte secrète de Gens-rats fait appel à la déesse Gabrielle pour les libérer de leur esclavage et punir leurs maîtres. Quelques mois plus tard, une prophétie, confirmée par plusieurs oracles, annonce la mort prochaine de tous les Gens-chats du continent. Nombre d’entre eux, sous la gouverne d’un chef de tribu charismatique appelé Thalos, émigrent en masse vers l’île qui fut baptisé du même nom pour échapper à leur sort. Ils amènent avec eux plusieurs esclaves Gens-rats.

       -3179 : Trois ans jour pour jour après l’annonce de la prophétie, une épidémie de la maladie de la paralysie décime la population de Gens-chats et de Gens-rats sur le continent. Le fait que la maladie ait aussi touché les Ratakats n’avait pas été prévu par ceux-ci. Il ne reste que quelques individus des deux espèces, pas assez nombreux pour faire renaître les deux races. Par contre, ceux de l’île de Thalos ne sont pas touchés. À peine acquièrent-ils une paralysie induite lorsqu’on leur tire la queue.

       -3150 (approx.) : Les Gens-chats, avec les Gens-rats comme esclaves, développèrent à partir de presque rien (et sans contact avec le continent) leur première société organisée sur l’île de Thalos.

         -1122 : Des Gens-rats esclaves se révoltèrent contre les Gens-chats et émigrèrent en masse de Thalos vers Rhodos.

         -1122 à maintenant : Plusieurs petites guerres (environ une par 25-50 ans) entre les Gens-chats et les Gens-rats.

        648 : Une expédition Renoiso-Savoisienne découvre l’île de Thalos, puis l’île de Rhodos. Premiers contacts avec les Gens-chats et les Gens-rats depuis le premier âge.

       864 : Thalos participe au nouveau Symposium organisé par la Renoisie pour remplacer celui organisé par la Mandralique et qui fut un échec. Il se tient à Gloria dans le palai impérial où doivent se tenir des discussions sur la valeur de la monnaie, l'esclavage, la création d'ambassades, les critères d'admission au Symposium, les avantages que procurent le Symposium et sur le système de prise de décision. 

Races principales

Ulins 71%
Ratakats 14%
Humains 4%
Elfes 1%
Hommes-Lézards 1%
Orques 1%
Autres 8%

Religions pratiquées

Humius 21%
Terra 19%
Ramshak 10%
Fangor 9%
Gabrielle 7%
Mirmidia 7%
Zircon 7%
Faunes 5%
Maramis 5%
Platax 5%
Muses 4%
Chaos 1%
Mort 0%
Korhandor 0%
Valten 0%

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